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Alexandre Billon
Alexandre Billon
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Catsplaining Poetry

Sur le merveilleux petit livre de Pierre Vinclair, Hold the Line

Souvent, j’ai la flemme de lire les essais français qui me tentent. Trop longs, parfois complaisants avec leurs propres obscurités ou leur syntaxe alambiquée, trop complaisants, aussi, avec certains jeux de connivence et d’autorité. J’ai toujours apprécié, par ailleurs, qu’on m’explique les choses en les simplifiant un peu, comme on les expliquerait à son chat […]

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Éthique de la vie, naturalisme et biologie 

Comme beaucoup de gens, sans doute, j’adhère spontanément à une forme « d’éthique de la vie » : j’ai tendance à juger le bonheur d’une personne, la qualité d’une œuvre d’art, ou même les attraits d’un mouvement culturel ou d’une époque en termes d’épanouissement, ou peut-être d’intensification, de la vie. Je tiens ainsi pour bon l’épanouissement de […]

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Le cosmos des brins d’herbe

Un sublime pour notre époque

L’expérience du sublime est une expérience de la nature qui nous fait prendre conscience de notre place paradoxale dans le cosmos et provoque par ce biais un plaisir ambivalent. Selon la théorie classique, kantienne, du sublime, cette expérience proviendrait d’une sorte de combat de catch mental, dont on perdrait les premiers rounds en laissant la nature déborder nos sens mais que l’on finirait par remporter grâce à la puissance de notre pensée rationnelle ou de notre liberté. On n’aurait d’expérience de sublime, toujours selon cette théorie, que face à des objets naturels dignes d’être (mentalement) combattus, des choses énormes ou terriblement puissantes comme le ciel étoilé, les montagnes ou les ouragans. Je prétends dans cet article que la théorie classique dépend d’une conception de la nature que nous ne pouvons pas trouver crédible aujourd’hui (une conception, très sommairement, agonistique et anthropocentrée) et qui la discrédite entièrement. Corrélativement, elle se trompe quant à l’objet du sublime, qui peut être une chose relativement petite comme un arbres ou même, peut-être, une brindille oscillant dans le vent. Je propose une théorie alternative du sublime qui repose sur une forme d’empathie pour la nature, son indifférence et sa sauvagerie, plutôt que sur un combat de catch contre elle.

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Flatland d’Edwin Abott

Et les dents des idées

Les idées abstraites c’est comme les dents : elles ont des nerfs dessous l’émail et puis des rêves dessus la langue. De quoi sentir manger et vivre : mâchouiller dégorger aimer.

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Lever de touriste

« … dans un ciel coq de roche canari fraise écrasée… »

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La poésie comme jeu  

Et cet étrange terrain où nous sommes tous tombés

Il existe une longue tradition,  remontant au moins à Kant et à Schiller et se poursuivant aujourd’hui avec le travail de Kendall Walton, qui assimile l’art — son appréciation, sa production ou les deux — à une forme de jeu. Je ne suis pas certain qu’une définition de l’art comme jeu soit tout à fait […]

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Les faveurs de la nuit quand elle tombe 

Les chauves-souris revêtent leur grande perruque de ciel noir, noir et bouclé (les étoiles et le vent)

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Le jour où on t‘amputera du monde

n grand membre de bois
surnuméraire
inutile
et commun
avec lequel rien faire
— mais très très bien : rien faire…

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Et

Parfois dit l’oiseau bleu Je me sens un peu Ridicule et heureux

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Arithmetik

Traduction en allemand d'un poème des Lettres d'une île, par Mara-Daria Cojocaru

Arithmetik [A]ber wir können  – um ein krasses Beispiel zu geben –  durch unsere Definitionen nie entscheiden, ob […] Julius Caesar […] eine Zahl ist oder nicht.  Gottlob Frege, Grundlagen der Arithmetik Niemand weiß wirklich, was Zahlen sindAlso sag ich mir: „Warum nicht?“:  1 = die Sonne 2 = du, am Morgen 3 = unsere Liebe oder, […]

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