Éthique de la vie, naturalisme et biologie
Comme beaucoup de gens, sans doute, j’adhère spontanément à une forme « d’éthique de la vie » : j’ai tendance à juger le bonheur d’une personne, la qualité d’une œuvre d’art, ou même les attraits d’un mouvement culturel ou d’une époque en termes d’épanouissement, ou peut-être d’intensification, de la vie. Je tiens ainsi pour bon l’épanouissement de […]
L’expérience du sublime est une expérience de la nature qui nous fait prendre conscience de notre place paradoxale dans le cosmos et provoque par ce biais un plaisir ambivalent. Selon la théorie classique, kantienne, du sublime, cette expérience proviendrait d’une sorte de combat de catch mental, dont on perdrait les premiers rounds en laissant la nature déborder nos sens mais que l’on finirait par remporter grâce à la puissance de notre pensée rationnelle ou de notre liberté. On n’aurait d’expérience de sublime, toujours selon cette théorie, que face à des objets naturels dignes d’être (mentalement) combattus, des choses énormes ou terriblement puissantes comme le ciel étoilé, les montagnes ou les ouragans. Je prétends dans cet article que la théorie classique dépend d’une conception de la nature que nous ne pouvons pas trouver crédible aujourd’hui (une conception, très sommairement, agonistique et anthropocentrée) et qui la discrédite entièrement. Corrélativement, elle se trompe quant à l’objet du sublime, qui peut être une chose relativement petite comme un arbres ou même, peut-être, une brindille oscillant dans le vent. Je propose une théorie alternative du sublime qui repose sur une forme d’empathie pour la nature, son indifférence et sa sauvagerie, plutôt que sur un combat de catch contre elle.
Les idées abstraites c’est comme les dents : elles ont des nerfs dessous l’émail et puis des rêves dessus la langue. De quoi sentir manger et vivre : mâchouiller dégorger aimer.
Il existe une longue tradition, remontant au moins à Kant et à Schiller et se poursuivant aujourd’hui avec le travail de Kendall Walton, qui assimile l’art — son appréciation, sa production ou les deux — à une forme de jeu. Je ne suis pas certain qu’une définition de l’art comme jeu soit tout à fait […]
De prime abord, le monde me paraît centré sur moi et sur le moment présent. De prime abord, ma vie et ce qui arrive présentement me paraissent aussi jouir d’une forme de privilège : je leur accorde naturellement une certaine importance et généralement plus d’importance qu’à ce qui arrive à des gens très éloignés, ou […]
Blessed are the poor in spirit
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